Aux origines de la république macronienne

Marc Belissa & Yannick Bosc, Le Directoire. La république sans la démocratie, La fabrique éditions, 2018

On se demande parfois pourquoi s’intéresser à l’Histoire, ce « conte absurde plein de bruit et de fureur raconté par un idiot[1] », pourquoi remâcher encore et encore les rancœurs que suscitent immanquablement l’arrogance des puissants et la sempiternelle injustice faite aux pauvres, aux sans-voix, aux « sans-dents » comme disait l’autre. Quant à moi, j’avancerai différentes raisons : il y a d’abord et toujours la colère contre l’injustice, justement. Ne pas se lamenter, certes, mais ne pas laisser croire non plus que nous nous résignons à être gouvernés par… à être gouvernés tout court. L’idée, ensuite, de ne pas laisser raconter les luttes par ceux qui les ont défaites – ainsi de la Commune, dont j’ai parlé ici-même à plusieurs reprises. Mais aussi, mais encore, tâcher de comprendre d’où viennent ces défaites – et d’où vient celle que nous subissons chaque jour de notre vie. D’où sort-il, cet invraisemblable Macron qui se prend pour Jupiter, qui enjoint les prolos d’enfiler des costard-cravate, qui admoneste un jeune soit-disant irrespectueux parce qu’il l’aurait appelé par son prénom, pire, le diminutif de son prénom, qui fait carrément dans la provocation en s’indignant du « pognon de dingue » qu’on donnerait aux pauvres, sans parler, à propos de provocation, des agents troubles qu’il entretient autour de lui comme des coqs en pâte en son palais présidentiel. Le Directoire. La république sans la démocratie fait partie de ces ouvrages précieux qui nous permettent de comprendre comment nous en sommes arrivés à pareilles aberrations.

« Démocratie » s’entend ici non seulement « pouvoir du peuple », comme l’indique l’étymologie, mais exercice concret, réel du pouvoir par le peuple. Et cette république sans la démocratie, telle que la mit en œuvre le régime que l’on nomme « Directoire », semble bien avoir fourni la matrice des républiques qui l’ont suivie, depuis la Deuxième jusqu’à la Cinquième (sans oublier bien sûr celle qui se dit « en marche », laquelle poursuit imperturbablement – à ce jour – le même objectif : gouverner sans le peuple).

Mais d’abord, qu’est-ce que ce « Directoire » ? Forme institutionnelle mal connue, tant elle demeure dans l’ombre portée de Thermidor, dont nous avons toutes et tous entendu parler : chute de Robespierre et Saint-Just, coup d’arrêt à la révolution, jusqu’au 18 brumaire : putsch du général Bonaparte qui marque aux yeux de beaucoup la fin définitive de la Révolution française, dix ans après la prise de la Bastille. Pourtant, la période qui va de thermidor an II (1794) à brumaire an VIII (1799) ne représente pas moins de la moitié de cette décennie ! Mais il est vrai que l’histoire de ces cinq ans et quelque tient plus de de la prose bourgeoise que du lyrisme révolutionnaire. (Si j’osais un mauvais jeu de mots, je dirais qu’elle manque de lustre.) Quelqu’un·e qui s’intéresse à la révolution, et pas seulement à sa commémoration, va immanquablement étudier d’abord les grandes « journées » insurrectionnelles, puis le procès du roi, la Convention, le comité de salut public et la désastreuse lutte entre factions qui conduisit au 9 Thermidor. Après, c’est le « retour à la normale », en quelque sorte. Tristesse de la défaite. C’est vrai. On a tort cependant de négliger ces années qui ont précédé la prise du pouvoir par Bonaparte. Car ce que disent et font alors les bourgeois enfin délivrés de leur grande peur des « terroristes », des « exagérés », de l’« anarchie » est intéressant au plus haut point en ce que cela préfigure très exactement ce que nous voyons, entendons et vivons encore aujourd’hui. C’est ce que démontrent méthodiquement les auteurs de ce livre passionnant. Je vais tâcher d’en donner un aperçu.

Tout commence le 9 thermidor (enfin, tout commence pour les « réacteurs », comme on disait alors, ou les ancêtres de la République en marche, si vous préférez). Je ne m’y attarde pas, ce serait trop long et ce n’est pas vraiment le sujet du livre. Disons simplement qu’il s’agit d’un coup de force contre-révolutionnaire qui s’exerce d’abord contre quelques figures de la Montagne (la gauche de l’époque), et en premier lieu Robespierre et Saint-Just. La droite – les Girondins – relève la tête. Dans les mois qui suivent, ce sont soixante-quatorze conventionnels Montagnards qui seront « emprisonnés, déportés ou exécutés ». « Le retour des Girondins, pour lesquels la principale fonction du pacte social consiste à garantir la liberté illimitée des propriétaires, accompagne la remise en cause de la politique économique de l’an II. Le “maximum”[2], qui permettait un contrôle politique de l’économie et garantissait le droit à l’existence, est aboli le 24 décembre 1794. » Mais il ne suffisait pas d’arrêter les élus Montagnards pour se garantir d’un sursaut populaire contre ceux que le peuple appelait les « accapareurs » et que Boissy d’Anglas, l’un des porte-parole des Girondins, nommait, lui, les « propriétaires ». C’est pourquoi la Convention « épurée » – on y avait remplacé les Montagnards exclus par autant de Girondins qui en avaient eux-mêmes été exclus après les journées révolutionnaires de mai-juin 1793 – adopta une loi dite de « grande police » dont « l’objectif était de protéger la Convention des attroupements populaires provoqués par la vie chère et d’éviter qu’ils ne puissent dégénérer. […] Elle punissait de la déportation (“la guillotine sèche”) les “cris séditieux […] poussés dans le sein même des séances législatives” et de la peine capitale ceux qui auraient été “combinés d’avance” ». La loi de « grande police » ne tarda pas à être appliquée : elle servit à la répression des deux dernières grandes « émotions » populaires de la période révolutionnaire, les 12 germinal et 1er prairial an III (1er avril et 20 mai 1795). Les émeutiers avaient envahi à deux reprises la Convention, réclamant « du pain et la Constitution de 1793 ». La répression des quartiers insurgés fut confiée à la troupe dirigée par le général Pichegru. Comme le font remarquer Belissa & Bosc, « la délégation du maintien de l’ordre à l’armée va devenir la norme, ce qui donnera du poids politique aux généraux et permettra à Bonaparte de se construire une stature d’homme d’État ». Et pour en finir avec le populo, « trente-six condamnations à mort sont prononcées par la Commission militaire qui se substitue au Tribunal révolutionnaire avec jury populaire ».

C’est ainsi que se termine, sinon la Révolution, du moins « le cycle de la souveraineté populaire en actes ouvert en 1789 ». « L’insurrection de prairial, assimilée à “l’anarchie” et au sang de la Terreur, permet d’exclure le peuple du politique et de légitimer le projet d’une république sans “anarchie”, c’est-à-dire sans démocratie, dominée par les propriétaires, projet qu’entérine la Constitution directoriale. Au début de l’été 1795, presque un an après le 9 thermidor, les conditions sont réunies pour éliminer la Constitution de 1793 et transférer la souveraineté du peuple vers l’Assemblée. » Que reprochaient donc les Girondins et autres « modérés » à cette fameuse Constitution de 93 ? Aujourd’hui et depuis au moins le bicentenaire de la Révolution, on a pris l’habitude d’en parler comme d’un texte organisant la « dictature » de la Convention via les « grands comités » (Comité de salut public et Comité de sûreté générale) avec, pour faire simple, Robespierre en tyran tout-puissant – et l’on (François Furet et ses séides) ne s’est pas privé de faire de cette période la source des totalitarismes du xxe siècle et plus spécialement du stalinisme. Mais écoutons plutôt ce qu’en disait alors « Boissy famine », ainsi surnommé par les quartiers populaires : selon lui, la Constitution de 1793 est « l’organisation de l’anarchie ». Et pourquoi ? Parce qu’elle est conçue en sorte « que la loi ne fût jamais puissante, ou que la licence régnât toujours ». Étrange dictature, vraiment, que celle qui installe « des pouvoirs rivaux de la représentation nationale » et même remet « le sceptre aux mains des sociétés populaires et aux factions », voire pire, « à la juridiction turbulente et anarchique des assemblées primaires » (entendre : les assemblées communales). « Boissy d’Anglas estime que ces assemblées primaires, livrées au suffrage universel, sont l’une des principales sources d’anarchie parce qu’elles concentrent un pouvoir important et que le peuple y est “constamment délibérant”. » Un peuple constamment délibérant, quelle horreur !

« La “Constitution de Robespierre” possède également le défaut majeur d’autoriser “les insurrections partielles” en reconnaissant le droit à l’insurrection – ou de résistance à l’oppression […] le pouvoir exécutif y est faible. » Et c’est pourquoi le législateur, dans sa grande sagesse, présente une nouvelle Constitution qui renforce l’exécutif en le concentrant aux mains de cinq directeurs.

« Boissy famine » et ses collègues savent bien où est la source de toute vertu politique : dans la propriété, que diable ! Car les propriétaires « sont attachés au pays qui la contient [leur propriété], aux lois qui la protègent, à la tranquillité qui la conserve » et ils reconnaissent bien volontiers devoir « à l’aisance qu’elle donne l’éducation qui les a rendus propres à discuter avec sagacité et justesse les avantages et les inconvénients des lois qui fixent le sort de leur patrie ». « L’homme sans propriété, au contraire [c’est toujours Boissy famine qui parle], a besoin d’un effort constant de vertu pour s’intéresser à l’ordre qui ne lui rapporte rien. » La conclusion coule de source : « Un pays gouverné par les propriétaires est dans l’ordre social ; celui où les non-propriétaires gouvernent est dans l’état de nature. » Précisément, les Constitutions précédentes (1791, 1793) étaient précédées chacune d’une Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui fondaient ces droits sur le droit naturel qui part du « postulat selon lequel l’humanité est une, ce qui implique que les être humains sont par nature libres et égaux en droit ». La Constitution directoriale, elle, se passera tout simplement de Déclaration des droits, jugée inopportune et source de désordre. « Boissy d’Anglas, comme l’ensemble du côté droit qui domine alors la Convention [soit en 1795, au moment de l’adoption du nouveau texte constitutionnel], considère que la Constituante, en 1789, a engendré le peuple, au sens politique du terme, c’est-à-dire le peuple souverain, acteur de ses droits. À l’image de la créature de Frankenstein qui finit par échapper à son créateur[3], le peuple a échappé à l’Assemblée qui l’a “électrisé” avec les principes de la Déclaration. Il est devenu ce monstre qui s’insurge, réclame ses droits et envahit l’Assemblée. L’objectif de la Constitution directoriale que présente Boissy d’Anglas est de défaire ce peuple politique. »

Ainsi, l’article 8 du titre II de la nouvelle Constitution stipule-t-il que « pour “être citoyen français”, il faut être un homme de 21 ans au moins et payer une “contribution directe, foncière ou personnelle” ». Les femmes et les pauvres ne sont donc plus citoyens. La souveraineté résidant, selon le texte présenté par Boissy famine, dans « l’universalité des citoyens », le souverain est donc réduit aux hommes de plus de 21 ans qui paient une contribution. « De manière générale, ajoutent Belissa & Bosc, tout ce qui pourrait rappeler en quoi consiste la souveraineté populaire, fragiliser l’autorité d’un gouvernement, ne figure plus dans le texte de 1795. […] l’état de guerre avec la société ne résulte plus de l’atteinte aux Droits de l’homme mais de la violation des lois (article 6). L’article 8 précise que “tout l’ordre social” repose sur le maintien des propriétés”. On peut en déduire que remettre en cause les propriétés est un acte de guerre contre la société. »

Non contents de « dissoudre le peuple », les « réacteurs » prennent toutes mesures utiles aux fins d’empêcher sa résurrection. Ainsi, l’article 361 de leur Constitution stipule qu’aucune « assemblée de citoyens ne peut se qualifier de société populaire », tandis que le suivant précise, lui, qu’aucune « société particulière, s’occupant de questions politiques, ne peut correspondre avec une autre, ni s’affilier à elle, ni tenir des séances publiques, composées de sociétaires et d’assistants distingués les uns des autres, ni imposer des conditions d’admission et d’éligibilité, ni s’arroger des droits d’exclusion, ni faire porter à ses membres aucun signe extérieur de leur association ». Quant à l’article 363, il rappelle que les bienheureux qui ont accès au titre de citoyen, c’est-à-dire ceux qui payent l’impôt, « ne peuvent exercer leurs droits politiques que dans les Assemblées primaires ou communales », ce qui revient à dire que l’exercice des droits politiques est strictement limité au fait de voter. Ce à quoi l’on s’est tenu depuis – chaque fois que le peuple a cru bon d’exercer ses droits autrement, on lui a rappelé, et vigoureusement, ce fameux article 363 : en 1848 et en 1871 à Paris, en 1945 à Sétif, en « Mé 67 » à la Guadeloupe[4] et combien d’autres fois un peu partout à travers l’Empire et quatre républiques successives. Mais pour l’heure, il s’agit de « pacifier » (à la romaine, s’entend) la première république. On est débarassé des « tyrans » et autres « buveurs de sang » (Robespierre et les Montagnards), soit, mais voyez plutôt ces « plébéiens » qui en ont après les riches : « La nature, osent-ils, n’a pas fait plus de propriétaires que de nobles ; elle n’a fait que des êtres dépourvus, égaux en besoins comme en droit. » Revendiquant l’héritage robespierriste, Babeuf et ses compères non seulement conspirent « pour l’égalité » mais ne craignent pas de le revendiquer haut et fort. Ainsi Babeuf conclut-il son « Précis du grand manifeste à proclamer pour établir l’égalité par le fait » par cette déclaration incendiaire : « Que l’on conspire contre l’oppression, soit en grand, soit en petit, secrètement ou à découvert, dans cent mille conciliabules ou dans un seul, peu nous importe, pourvu que l’on conspire, et que désormais tous les remords et les transes accompagnent tous les moments des oppresseurs. » Voilà qui justifie que l’on prenne quelques précautions, du côté des oppresseurs… Sans tarder, le Directoire va se doter d’un « arsenal répressif adapté », disent Belissa & Bosc. Une sorte d’état d’urgence intégré au droit commun… Article premier de la loi du 16 avril 1796, « portant des peines contre toute espèce de provocation à commettre un attentat contre la sûreté de l’État » (au passage, souvenons-nous qu’avant la « section antiterroriste » d’aujourd’hui, l’illégalisme révolutionnaire releva longtemps d’une juridiction nommée : cour de sûreté de l’État) : « Sont coupables de crimes contre la sûreté intérieure de la République et contre la sûreté individuelle des citoyens [ne pas oublier : citoyens = contribuables = riches], et seront punis de la peine de mort conformément à l’article 612 du code des délits et des peines, tous ceux qui par leurs discours ou par leurs écrits imprimés, soit distribués, soit affichés, provoquent la dissolution de la représentation nationale ou celle du directoire exécutif, ou le meurtre de tous ou d’aucuns des membres qui les composent, ou le rétablissement de la royauté ou celui de la Constitution de 1793, ou celui de la Constitution de 1791, ou de tout gouvernement autre que celui établi par la Constitution de l’an III, acceptée par le Peuple français [ne pas oublier : Peuple français = citoyens, etc.], ou l’invasion des propriétés publiques, ou le pillage ou le partage des propriétés particulières, sous le nom de loi agraire ou de tout autre manière. »

Moins d’un mois après le vote de cette loi scélérate, Babeuf, Buonarrotti et une cinquantaine d’autres « conspirateurs pour l’égalité » sont arrêtés, trahis par l’un des leurs, semble-t-il. Avant leur procès qui doit se dérouler à Vendôme, « quelques centaines de démocrates tentent de fraterniser avec les troupes du camp de Grenelle, à Paris, et de les soulever. Infiltrés par la police, ils sont attendus et sabrés par des dragons. On compte une vingtaine de morts. La manipulation policière est suivie d’une manipulation judiciaire dont l’objectif consiste à se débarrasser des opposants et à monter en épingle le péril anarchiste afin de l’utiliser contre les accusés de Vendôme. » Il y aura trente-deux condamnations à mort exécutées. Quelques mois plus tard, au procès de Vendôme, Babeuf et Darthé seront eux aussi condamnés à mort.

Ainsi commença le Directoire. Il ne cessa par la suite de s’appliquer à « stabiliser » la république, quitte à truquer grossièrement les élections au corps législatif (les « Cinq-Cents » et les « Anciens ») alors même qu’il avait cru se tailler un électorat sur mesure – c’était sans compter sur le retour en force des royalistes, rassurés par la tournure des événéments, mais dont les membres de la « classe politique » de l’époque ne voulaient absolument pas, une bonne partie d’entre eux ayant voté la mort du roi et/ou s’étant enrichis en spéculant sur les « biens nationaux » pris à l’Église et aux émigrés. Bref, à force de bidouiller les élections, le Directoire finit par provoquer une émeute des « gens de bien » – des royalistes des quartiers riches de Paris, en fait – dont la répression donna au général Bonaparte une occasion de s’illustrer et lui valut probablement sa nomination au commandement de l’armée d’Italie où il put remplir ses caisses et soigner sa réputation de boucher en gros et en détail.

D’un putsch parlementaire l’autre, le Directoire se maintint cahin-caha, la politique nationale perdant de plus en plus toute crédibilité cependant que les militaires – enfin, les gradés – se constituaient des fortunes en pillant sans vergogne les pays occupés. Ce qui devait arriver arriva : l’un d’entre eux finit par prendre le pouvoir.

Selon Belissa & Bosc, « par convention, les historiens considèrent que le coup d’État du 18 brumaire met fin au processus ouvert en 1789. […] Mais on peut également estimer que le régime consulaire est moins une rupture que l’aboutissement du projet thermidorien qui consiste à “terminer la révolution” en confisquant la souveraineté. En d’autres termes, la rupture avec 1789 a déjà été en grande partie consommée en 1795. » Le Consulat (soit la période qui va de la fin du Directoire en 1799 à l’autoproclamation de Bonaparte comme empereur Napoléon Ier en 1804) se permit même de rétablir le suffrage universel masculin, tout en multipliant les niveaux de délégation, soit une « démocratie sans inconvénient », comme disait Cabanis, l’un des rédacteurs de la Constitution « consulaire » qui succéda à la « directoriale » en 1799. Selon le même Cabanis, disent Belissa & Bosc, le peuple doit être la source de tous les pouvoirs mais il faut également qu’il n’en exerce aucun. Effectivement, voilà qui est tout à fait thermidorien. Je dirais même plus : macronien.

[1] William Shakespeare, Macbeth.

[2] Le « maximum » désignait un plafond de prix imposé aux denrées de première nécessité afin de permettre aux pauvres de s’approvisionner et d’empêcher les « accapareurs » de spéculer sur les prix des matières premières, en premier lieu les grains, bases de la nourriture du peuple. On peut consulter là-dessus, entre autres, Pierre Kropotkine, La Grande Révolution. 1789-1793, particulièrement le chap. 52 : « Lutte contre la disette. Le maximum. Les assignats » (éd. du Monde Libertaire, p. 311-316).

[3] « Certains exégètes », disent les auteurs, « voient dans le roman de Mary Shelley (paru en 1818) une métaphore de la Révolution française. »

[4] Ce que nous rappelle fort à propos Elsa Dorlin dans un bel article : « Vies à défendre. Chroniques du nécrolibéralisme : mai 2017-mai 2018 » publié par l’excellente revue Jef Klak, dont le numéro 5, « Course à pied » vient de paraître, qu’on se le dise !

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